Nos Objectifs

Nos objectifs partagent le même espoir : celui de paver un chemin tangible et éprouvé vers de nouvelles sociétés que nous appelons holomutualistes, afin qu’une génération future — ou nous-mêmes — puissions ouvrir et vivre une nouvelle ère, libérée de tout transactionnalisme.

Ces sociétés de demain — que nous comptons dessiner et éprouver — sont indissociables de l’équilibre des écosystèmes, de la liberté individuelle, du juste partage des bienfaits et des dépens, de la sagesse collective, et d’un progrès technologique enthousiaste mais pesé.

Certains jugeront cette poursuite utopique ou inaccessible. Alors qu’ironiquement, cette réaction est un des symptômes d’un monde obsolète — considérant toute alternative comme une impasse, et habillant ses renoncements de réalisme.

Tout système fait son temps avant d’être remplacé par un autre. L’actuel est mourant à l’échelle de l’histoire humaine. Et même celui que European Dream entend fonder naîtra et disparaîtra comme tous les autres. Un système qui serait le dernier sonnerait la funeste atteinte des limites de l’être humain. Nous en sommes heureusement loin.

Que l’on contemple notre monde sous l’œil de l’empathie, témoin de nos inhumanités et de nos destructions, ou sous l’œil de la raison, témoin de notre inefficacité face aux plus grands défis, il devient bien difficile de croire qu’il n’existe aucun autre modèle plus humain et efficace — rendant nos vies plus heureuses, et plus utiles.

Ce sont ces modèles-là que nous forgerons, avec espoir mais sans fantasme.
Nous échouerons. Probablement de nombreuses fois. Et nous apprendrons.

Ce que nous tentons ici nous oblige à une patience indulgente.
L’urgence n’importe. L’importance porte. Et tout rythme est le bon rythme.


Nous explorons

Pour avoir l’énergie de penser, il faut d’abord se nourrir.
Et c’est en explorant qu’on se nourrit des autres.

L’exploration conjugue — pour nous — quatre poursuites :

  • l’héritage de celles et ceux qui ont pensé et expérimenté avant nous ;
  • l’écoute de celles et ceux qui ne sont pas parmi nous ;
  • la découverte des vies de celles et ceux qui sont avec nous ;
  • la compréhension de qui nous sommes, individuellement.

Tout cela pour (re)connaître plutôt que pour apprendre.

Nous considérons la connaissance de l’être humain — par nos vies sociales et sociétales — aussi essentielle que celle de grandes théories sociales et politiques. Car c’est par cet équilibre entre théories, psychologie, expériences, et être (le verbe), que nous aurons une chance de dessiner des sociétés radicalement plus humaines qui soient concrétisables.


Nous rêvons

Il est alors temps de rêver, inspirés par toutes ces lumières.

Rêver est un temps de respiration collective : inspirant par nos imaginations, expirant par nos conversations.

Ce que nous appelons rêver est loin d’être une esquive. C’est au contraire le premier pas vers l’esquisse d’une nouvelle réalité — tout en bravant la nôtre, sans fard ni parure.


Nous dessinons

Du rêve à la réalité, il faut la dessiner.

C’est un temps d’inventivité, d’association, et d’abnégation.

Tels des artisans sociétaux, ambitieux mais humbles, nous devrons embrasser l’infinie complexité qu’est la réalité pour y poser les plans capables de transformer nos théories passionnantes en expériences réalistes.

L’idéalisme y est bienvenu, l’idéologisme ne l’est pas. Car il y a peu de choses moins humaines que la perfection, et donner forme à de nouvelles relations sociales doit aussi pouvoir embrasser les aspects chaotiques si humains.


Nous expérimentons

À la fois l’envol et le plongeon ! Le temps le plus exaltant.
Un voyage européen vers ce pays qui n’existait pas jusqu’alors.

Nos expériences seront nombreuses, et elles prendront toutes les formes — quelques semaines à quelques mois, quelque part en Europe, entre nous ou avec d’autres.

Vivre avec les autres et avec nous-mêmes, dans ces noyaux de société qui tenteront de transcender des piliers millénaires, sera forcément bouleversant. Et pourtant, au-delà des inévitables échecs et déceptions qui fleuriront nos périples, se trouve la plus grande question à laquelle European Dream veut répondre :

Notre espèce est-elle condamnée à l’immaturité éternelle,
ou peut-elle grandir au-delà pour faire naître un nouvel Âge ?


À quatre temps

Nous explorons au coucher, rêvons la nuit, dessinons à l’aube, et expérimentons à midi.
Ce sont les quatre temps d’un cycle qui n’a pas d’agenda.

Il y aura autant de groupes qu’il n’y aura d’affinités, chacun d’entre eux battant à sa propre mesure. Nos objectifs ne sont donc pas une ligne droite, mais les boucles d’un ensemble atomique et vivant.

Le désaccord n’est pas une menace, mais une invitation à bifurquer, à diversifier, et à essayer. Ce que nous cherchons n’est pas la lubie d’une vérité définitive, mais des brouillons de mondes vécus qui nous approcheront de celui que l’on espère.